Guide pratique
La question revient à chaque premier rendez-vous. La réponse honnête, c'est que le prix varie de zéro à cinq mille euros, et que le plus cher n'est pas toujours le plus utile.
De 0 à 200 € : le site que vous faites vous-même. Wix, Squarespace ou WordPress avec un thème gratuit. C'est faisable, mais comptez une trentaine d'heures d'apprentissage. Pour un artisan qui facture son temps, trente heures représentent souvent bien plus que le coût d'un site fait par quelqu'un d'autre.
De 500 à 1 500 € : le site vitrine simple. Trois ou quatre pages, vos coordonnées, quelques photos. Réalisé par un freelance ou une petite structure. C'est le format le plus courant, et il suffit largement à la majorité des artisans.
De 2 000 à 5 000 € : le site avec référencement travaillé. Même chose, mais avec des pages pensées pour Google, du contenu rédigé, et une structure qui permet de remonter sur des recherches locales. C'est là que le site commence à rapporter plutôt qu'à simplement exister.
Au-delà de 5 000 € : rarement justifié pour un artisan. On entre dans le sur-mesure, les fonctionnalités spécifiques, les espaces clients. Sauf besoin précis, c'est de l'argent qui serait mieux investi ailleurs.
Une alternative existe, et elle convient souvent mieux à une petite entreprise : payer un montant mensuel qui inclut le site, son hébergement, sa maintenance et son suivi. Chez Vulpix, le forfait Expert Pro à 259 € par mois comprend le site web clé en main, en plus des réseaux sociaux et du référencement.
L'intérêt n'est pas seulement de lisser la dépense. C'est surtout que le site reste vivant. Un site payé 2 000 € une fois et jamais mis à jour perd son intérêt en dix-huit mois : Google privilégie les sites actifs, et un site figé recule progressivement.
Voici ce que peu de prestataires vous diront : pour un artisan local, la fiche Google Business Profile ramène généralement plus de clients que le site internet. Quand quelqu'un cherche « plombier Pertuis » sur son téléphone, Google affiche d'abord trois fiches avec des photos, des avis et un bouton d'appel. Le site n'apparaît qu'en dessous, et beaucoup d'utilisateurs n'y arrivent jamais.
Si votre budget est serré, l'ordre de priorité est clair : d'abord la fiche Google optimisée et alimentée en avis, ensuite une présence régulière sur un réseau social, et seulement après le site internet. Inverser cet ordre est l'erreur la plus fréquente.
La première question est la plus importante. Beaucoup d'artisans découvrent en voulant changer de prestataire que leur site ne leur appartient pas et qu'ils repartent de zéro.
Trente minutes, sans jargon et sans engagement, pour regarder où vous en êtes.